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Qu’est ce qu’un spam ?

2008 septembre 4

Picto Spam Glasbergen

La semaine dernière, sur iMedia Connection Spencer Kollas à posté un article très intéressant intitulé : The new definition of spam sur lequelle je souhaiterais rebondir.

Qu’est ce qu’un aujourd’hui ?

Comme je le disais dans un précédent billet à propos des statistiques sur les plaintes, le spam a une définition légale alors que la réalité du côté des ISP et des internautes est bien différente.

En regardant les quelques statistiques sur les plaintes fournies par l’étude du MarketingSherpa ‘Email Marketing Benchmark Guide 2008′ , bien que 52% des internautes sondés indiquent signaler en spam les messages auxquels ils ne se sont jamais abonnés, 41% des répondant signalent en spam les messages qui ne les intéressent pas.

D’autre part, les principales victimes financières de ce fléau sont les ISP, les gens qui les reçoivent, les traitent et les filtrent pour lesquelles les coûts ne cessent d’augmenter.
Il faut aussi avoir en tête qu’ aujourd’hui et selon différents sources, entre 85% et 95% du traffic email mondial est constitué de spam et que pour un fournisseur de messagerie électronique, fournir un service de qualité signifie filtrer le spam correctement.

Il est intéressant de noter que le MAAWG ne parle plus de spam mais de messages identifié comme abusif.

Quelles conclusions tirer de tout cela ?

La notion de « permission explicite » imposée par la loi a été suffisamment détournée et l’internaute s’est vu abusé : permission explicite écrit en minuscule dans les CGV, dans les règlements du jeu concours en minuscule page 9, voire même jusqu’à la permission donnée au propriétaire d’échanger les adresses email avec ces partenaires (la crème de la crème).

Ces pratiques provoquent un emballement de la machine et l’internaute voit sa boite aux lettres toujours plus saturée d’emails arrivant du nouveau programme X ou de du nouveau partenaire Y dont la permission explicite fut donnée, certes, il fut un temps.

Les lois n’arrivant plus à contenir ces dérives tant les pratiques « border » se sont développées, le marché a du se réguler.

Et du coté d’une chaine de filtrage, on ne cherche pas à savoir si la personne est inscrite, pas inscrite, si la case était cochée ou non au moment de l’inscription, si la permission a suffisamment été explicite mais plutôt si les emails envoyés son réellement désirés par les internautes qui les reçoivent.

Bye bye email blasting, welcome real Email Marketing !

3 Responses Post a comment
  1. septembre 5, 2008

    Merci jérôme pour cet article qui rappelle encore une fois la dichotomie qui existe entre le cadre légal derrière lequel se cachent bon nombre d’acteurs et la réalité opérationnelle de l’emailing.
    Je souhaitais juste revenir sur la question de l’opt-in partenaire, cette mécanique qui autorise l’annonceur à louer votre adresse (et non pas à l’échanger) à des partenaires. Cette technique trés largement répandue (et obligatoire si l’on veut commercialiser son fichier) peut être pertinente dans certains cas. En effet, une chaîne d’hotel qui envoi une offre de location de voiture à un internaute qui vient de réserver un week-end… cela me parait avoir du sens. A l’inverse, une offre type défiscalisation… quel rapport avec une chaîne d’hotel ?
    Au final, je suis tout à fait d’accord avec cet article mais tout n’est pas à jeter dans l’existant. D’autre part, cela prendra du temps et nous perdrons un grand nombre d’annonceurs qui – mal accompagnés / conseillés – arrivent à la conclusion « l’emailing ca ne marche pas ».
    Continuons à évangéliser le marché !!

  2. admin permalink*
    septembre 5, 2008

    Merci Frédéric pour tes précisions.

    Je n’indique pas que tout est à jeter dans l’existant, je met simplement en garde contre les mauvaises pratiques qui peuvent aujourd’hui nuire à un expéditeur et je précise aussi que la permission ne permet pas tout, loin de la :
    l’offre de défiscalisation envoyé sur les optin partenaire de la chaîne d’hôtel, si elle n’intéresse pas les internautes, aura un impact négatif sur les résultats de la campagne.

    La statistique de l’étude du MarketingSherpa est très révélatrice :
    41% des répondant signalent en spam les messages qui ne les intéressent pas !

    Pour rassurer les annonceurs mal accompagnés ou conseillés : l’emailing de fidélisation fonctionne parfaitement et l’acquisition marche aussi, il faut simplement qu’il soit bien fait.

    Jérôme

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